Le chiffre qui résume tout : 500 candidates pour un village de tiny houses
Un loyer qui ne dépasse pas 390 euros par mois, une communauté pensée pour ne jamais se sentir seule, et déjà plus de 500 femmes qui espèrent y avoir leur place. Le succès du village de micro-maisons imaginé par Robyn Yerian, 70 ans, dépasse très largement ce qu’elle avait anticipé lorsqu’elle a lancé le projet.
Qui est Robyn Yerian, la fondatrice du projet ?

Avant de devenir la figure de proue de ce village pas comme les autres, Robyn Yerian vivait déjà en tiny house : elle possédait un modèle de deux chambres, acquis pour environ 57 000 dollars, au sein d’une autre communauté d’habitat léger. Divorcée et mère de deux enfants, c’est en observant la flambée du coût de la vie autour de Dallas qu’elle a compris que sa pension ne suffirait pas à financer la retraite dont elle rêvait.
Comment est né « The Bird’s Nest »
Le projet voit le jour en 2019, sur un terrain de 5,5 acres situé à Cumby, à environ une heure de route de Dallas. Robyn Yerian décide alors d’orienter son épargne retraite non pas vers un placement classique, mais vers l’achat de ce terrain, transformé en village sécurisé et fermé, réservé exclusivement aux femmes.
Son intuition de départ tenait en une phrase, qu’elle résume aujourd’hui ainsi : ce qui manquait, selon elle, c’était une communauté pensée uniquement pour les femmes. Une conviction née de son propre besoin de sécurité et de lien social à l’approche du grand âge.
Comment fonctionne le village au quotidien
Le modèle économique repose sur la location, pas sur la vente. Chaque résidente arrive avec sa propre tiny house, la fait construire sur place, ou installe son camping-car sur un emplacement déjà raccordé aux réseaux. Pour les femmes qui n’ont pas les moyens d’acheter une micro-maison dès le départ, Robyn Yerian propose également une formule clé en main, avec un loyer un peu plus élevé, autour de 700 dollars par mois.
Pour la majorité des résidentes, le loyer standard s’élève à 450 dollars, soit environ 390 euros. Ce montant couvre l’eau, l’évacuation des eaux usées, l’accès à un abri anti-tempête et l’entretien des parties communes, dont un espace collectif partagé par toutes les habitantes. Seules l’électricité et le propane restent à la charge de chacune. Robyn Yerian s’est engagée à ne jamais augmenter ce loyer, quelle que soit l’évolution du marché immobilier local.
Une communauté volontairement diverse
Le village rassemble des femmes aux parcours très différents : célibataires, divorcées, veuves ou encore anciennement mariées. Cette diversité est revendiquée comme une force plutôt qu’une contrainte. Le projet ne se limite d’ailleurs pas à offrir un toit : lorsqu’une résidente traverse une période difficile, la priorité est donnée aux solutions d’entraide à domicile, afin qu’elle puisse rester chez elle le plus longtemps possible plutôt que d’être orientée vers une structure médicalisée.
Un succès qui dépasse largement les prévisions
Ce qui devait être, au départ, un simple complément de pension, s’est transformé en véritable mode de vie collectif. Aujourd’hui, plus de 500 femmes figurent sur liste d’attente, espérant décrocher l’un des emplacements de ce village hors norme. Un engouement qui traduit un besoin bien réel : celui de vieillir dans un cadre à la fois abordable, sécurisé et humainement riche, loin de l’isolement que connaissent trop souvent les femmes seules en fin de carrière ou à la retraite.
Ce qu’il faut retenir
- Un village de tiny houses créé en 2019 à Cumby, au Texas, réservé aux femmes seules.
- Un loyer standard d’environ 390 euros par mois, jamais augmenté depuis sa création.
- Une formule clé en main disponible pour celles qui ne peuvent pas acheter leur propre tiny house.
- Une communauté volontairement diverse, fondée sur l’entraide plutôt que l’isolement.
- Plus de 500 femmes actuellement en liste d’attente.
Sources : synthèse de plusieurs reportages consacrés à Robyn Yerian et à la communauté « The Bird’s Nest », au Texas.